Le boudin, on l’aime ou on ne l’aime pas, mais quand on l’aime, on en raffole. Le boudin noir est une des plus anciennes charcuteries connues. Certains le font remonter à la Grèce antique, tandis que d’autres attribuent son invention aux charcutiers phéniciens. Le boudin blanc, également d’origine romaine, était déjà apprécié au Moyen Âge, mais en vrac, servi au plat. Il faut attendre le XVIIIe siècle pour qu’on décide de l’entonner dans un boyau et de le présenter sur les tables élégantes et festives, comme on le fait de nos jours. Dans un cas comme dans l’autre, la cuisine de la Rome antique connaissait le boudin noir sous le nom de botellinus et le boudin blanc (du moins son ancêtre) sous celui de patina. Lequel des deux a évolué pour former le mot anglais pudding (qui, entre autres significations, traduit exactement le mot « boudin »), on ne sait pas, mais laissons l’étymologie de côté, parce que vous avez faim : boudin noir comme boudin blanc sont des préparations cuites (donc des charcuteries) que l’on mange grillées ou poêlées, mais dans certains cas (boudin blanc de Liège ou boudin noir galabar du Sud-Ouest) on peut les déguster froides en casse-croûte. Qu’il soit blanc ou noir, notre boudin sera toujours issu de viandes élevées en mode bio ou traditionnel, de préférence à partir de races anciennes autochtones et le plus naturellement possible, sans additifs chimiques ni arômes artificiels. Il n’en sera que meilleur, alors commencez déjà à éplucher les pommes !

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